dimanche 8 août 2010

Perdus au milieu de l'eau

Au milieu de l’eau bleue limpide, on s’était arrêté, l’ancre jetée, le bateau bouge encore pendant quelques minutes puis se stabilise. On était seul, entouré d’une étendue pure et pleine de mystères. J’enlève mon haut, puis me jette à l’eau celle-ci t’éclabousse. Je te regarde, je nage, tu bronzes après t’être enduit de crème. Ta peau étant blanche avec le soleil elle rougit. Epuisée, je remonte à bord, pris une serviette, essore mes cheveux puis me dirige vers la proue, m’allonge, un chapeau de paille faisant de l’ombre sur mon visage, je m’endors. Quand je me réveille, je te vois une canne à pêche à la main, essayant en vain de mettre l’appât ; je ris. Moi, jeune fille rurale issue d’un milieu paysan ; toi jeune homme de la ville. Je m’approche, te dépose un baiser sur ton épaule, te prend la canne des mains, te montre comment mettre l’appât puis l’enlève et va ranger la canne. On n’a rien pour conserver les poissons, laissons les vivre tranquillement. Ma peau matte contraste avec la tienne. La brise se lève, c’est l’annonce du début de la soirée : 18heures. Je retourne sur la proue, profitant des derniers rayons de soleil, enlevant mon haut de maillot, fermant les yeux un sourire aux lèvres.  Allais-tu venir ? Le bateau tangue doucement, me berçant. Tu arrives, t’allonges à coté de moi. Tu recouvres mon corps de peur que j’attrape froid. Je rigole. Me tourne vers toi, pose mes mains sur ton torse nu. Je me serre contre toi, ma poitrine contre ton torse, nos visages se touchant presque. Je te taquine, caressant tes épaules, tes bras, ton torse, tes cuisses puis je me lève, retourne sur la poupe, prend de la glace à la vanille. Tu es sur le ventre, je caresse le haut des ton dos puis avec la pulpe de mon index descend le long de ta colonne vertébrale ; tu frémis. Tu te retournes, m’attrapes par les hanches. Je suis au dessus de toi, tu parcours mon corps, je ferme les yeux, ouvre la boite de glace, en met sur ton torse et délicatement t’embrasse. Tu enduits mon ventre, tu relèves ton buste, embrasses mon nombril puis remonte tout en caressant mes cuisses. Tu embrasses ma poitrine, elle s’extasie sous tes lèvres et tes doigts. Tu caresses mes lèvres et me mordilles le lobe de l’oreille. Je griffe ton torse. Tu ris. Tires sur le nœud qui retenait mon bas de maillot, dévoilant mon intimité. Me serre contre toi, pas de paroles, notre langage n’est plus que corporel. Je sens ton souffle contre mon épaule, tu m’embrasses avec fougue, ta chaleur m’envahit, mon corps frissonne. Nos corps ne forment plus qu’un. Se livrant sans frein à la jouissance, satisfaisant nos moindres désirs, assouvissant nos passions animalières. Plus rien n’existe. Un rayon de soleil, nous ramène à la réalité, nos yeux emplis d’étoiles, le souffle court. Je te regarde, tu poses tes lèvres sur mon front. Nos paupières sont lourdes de sommeil. On se lève, retourne à nos couchettes. Tu rougis, je m’assois contre toi, mon corps encore chaud de caresses, épuisé. Je caresse ta cuisse, lève les yeux vers toi. Nos corps sont recouverts de sueur, sentant l’iode. Je m’allonge prés de toi, je pose mes lèvres sur ton torse, écoutant ton cœur battre, tu m’attires contre toi, me susurres à l’oreille quelques mots, attendant ma réaction, je mords ma lèvre, une énième fois une explosion d’émotions envahit nos cœurs. Je m’endors dans tes bras, le souffle court, un sourire aux lèvres, les yeux pleins d’étoiles, le corps las.  


Aurélie pour Arès

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