mercredi 18 août 2010

Derrière le miroir


Il était troublé. La première fois qu’il l’avait vu, il ne s’imaginait pas avoir affaire à une telle fille. C’était il y a quelques semaines, alors qu’il était sorti pour acheter quelques bouquins de cours, il l’aperçu, sur une place où y siégeait au milieu une grande fontaine. Elle était assise sur une rambarde, le regard perdu, fixant cette étendue d’eau, seule, laissant passer le temps ou s'imaginer une rencontre. Il fut intrigué par sa silhouette. IL la regarde et s'en approche de plus en plus. Cette fille portait des ballerines, un jean clair, un décolleté noir laissait paraître un soutien-gorge blanc qui ne le laissait pas indifférent. Bien que sa première impression ne fut pas des plus enthousiaste, elle lui plaisait beaucoup, c’était tout à fait son type de fille : brune, un visage harmonieux et des yeux verts subtilement habillés par une touche d’eyeliner. Mais une chose le chagrinait. Il l’a trouvait un peu trop provocante, tandis qu'il préférait les jeunes filles sérieuses et discrètes. Malgré ça, il s’approcha d’elle, et plus il était proche, plus la peur de lui parler montait : la peur du rejet, du refus, cette peur que tout homme a avant d’aborder l'inconnue. mais déterminé à lui parler, il souhaitait  connaître quelle véritable personne pourrait se cacher ce regard perdu.
En y repensant, il a même oublié comment il avait engagé la conversation, mais il se souvient très bien d’une de ces réponses. En fait, dès les premiers mots qu’ils se sont échangés, il s’est rendu compte qu’il s’était trompé sur elle. Loin d’être provocante, derrière cette image se cachait une jeune fille assez timide et fragile, le genre de fille dont il trouve adorable, et qu’on prend plaisir à prendre dans nos bras, ce qu’il ne fit pas bien évidemment. L’échange était vivant, et ils ont discutés pendant quelques minutes, les quelques minutes se transformant peu à peu à des échanges de sourires, de regards à la fois troublés et amusés. Il avait même du mal à cacher son attirance pour elle, son regard le trahissait, mais elle n’avait pas non plus l’air indifférente à sa présence. Malgré que ce soit un peu fou, il lui fait alors une proposition : Qu’ils se revoient le lendemain après-midi pour poursuivre leur échange. La jeune fille ne répondit pas tout de suite, elle attendit quelques secondes, des secondes qui semblaient durer une éternité pour lui qui attendait sa réponse, sans rien dire. Elle accepta.
Le lendemain après-midi, il la retrouve sur les bords de Seine. Il a choisi ce lieu car elle avait mentionné qu’elle aimait beaucoup les étendues d’eau, qu’elle trouvait ça romantique. Ils ont marché, le long de ce fleuve pendant de long moment, le courant semblait passer aussi bien entre eux qu’au bord des rives, ces rives baignées par la lumière du soleil qui se couchait. Ils s’arrêtent… il l’embrasse. Ces lèvres sont douces, rose et presque sucrées. Il était troublé, et avait envie d’elle. Elle portait une robe légère qu’il aurait voulu arracher pour lui faire l’amour, ils en avaient tous les deux envie, et leurs langoureux baisers n’arrangeaient pas les choses. Ils décident, sans pourtant s’être concertés, d’aller chez lui, mais prenant tout de même le temps de s’arrêter sous les ponts pour s’embrasser davantage, et se caresser de plus en plus. Il devenait fou de son corps, et caressait de plus en plus sa poitrine que la robe dessinait à la perfection, et elle… elle laissait ses mains vagabonder sur son torse, voir sur son bas ventre, et ses fesses. Arrivés à un grand parc, non loin de chez lui, ils s’arrêtent dans un petit jardin d’enfant. Il était déjà tard, et il n’y avait aucune âme dans ce parc à part ces deux jeunes fougueux. Ils s’assoient sur un banc, continuant de s’embrasser. L’envie était de plus en plus pressante pour chacun d’eux, c’est alors que la jeune fille se lève, un sourire coquin était dessiné sur son visage. Elle passe ses mains sous sa robe, et fait glisser, le long de ses jambes un shorty marron à motif cyan, qu’elle ramasse et pose à côté de lui. Elle met ensuite une jambe de chaque côté pour être à cheval sur lui. Il n’aurait jamais imaginé cela d’elle, elle avait pourtant l’air si sage, il découvre son côté sensuelle et sauvage. Son excitation se fait ressentir, et il ne peut la retenir lorsqu’elle lui demande la prendre sur ce banc. Il retire son pénis de son boxer, et le glisse entre ses autres lèvres, encore plus roses, et plus gourmandes que les premières. La jeune fille commence à l’embrasser alors qu’elle le chevauche. Ses hanches sont habiles, comme si celle-ci avait fait du cheval pendant des années. Elle le prend dans ces bras, ils semblent fusionner tous les deux. Leurs souffles deviennent plus fort, et lui devient de plus en plus excité, de plus en plus dur à l’intérieur de son intimité si brulante. Elle qui encore hier n’était qu’une inconnue pour lui, se retrouve aujourd’hui a faire l’amour avec lui, comme si ils s’étaient toujours connus. D’ailleurs, c’est l’impression qu’ils ont, c’est davantage que du sexe, c’est la passion, la tendresse, c’est ce qu’il ressent quand il la regarde au plus profond de ses yeux, il y voit au plus profond de son âme, lui qui est au plus profond de son être, à la fois physiquement par son membre, mais émotionnellement par ses yeux. Elle gémit de plus en plus, mais personne n’est là pour les entendre. Elle accélère son mouvement, encore, il l’embrasse alors. Il se sent venir, il l’a saisi et la sert dans ses bras, avant de déposer en elle, la semence de leur relation…



dimanche 8 août 2010

Perdus au milieu de l'eau

Au milieu de l’eau bleue limpide, on s’était arrêté, l’ancre jetée, le bateau bouge encore pendant quelques minutes puis se stabilise. On était seul, entouré d’une étendue pure et pleine de mystères. J’enlève mon haut, puis me jette à l’eau celle-ci t’éclabousse. Je te regarde, je nage, tu bronzes après t’être enduit de crème. Ta peau étant blanche avec le soleil elle rougit. Epuisée, je remonte à bord, pris une serviette, essore mes cheveux puis me dirige vers la proue, m’allonge, un chapeau de paille faisant de l’ombre sur mon visage, je m’endors. Quand je me réveille, je te vois une canne à pêche à la main, essayant en vain de mettre l’appât ; je ris. Moi, jeune fille rurale issue d’un milieu paysan ; toi jeune homme de la ville. Je m’approche, te dépose un baiser sur ton épaule, te prend la canne des mains, te montre comment mettre l’appât puis l’enlève et va ranger la canne. On n’a rien pour conserver les poissons, laissons les vivre tranquillement. Ma peau matte contraste avec la tienne. La brise se lève, c’est l’annonce du début de la soirée : 18heures. Je retourne sur la proue, profitant des derniers rayons de soleil, enlevant mon haut de maillot, fermant les yeux un sourire aux lèvres.  Allais-tu venir ? Le bateau tangue doucement, me berçant. Tu arrives, t’allonges à coté de moi. Tu recouvres mon corps de peur que j’attrape froid. Je rigole. Me tourne vers toi, pose mes mains sur ton torse nu. Je me serre contre toi, ma poitrine contre ton torse, nos visages se touchant presque. Je te taquine, caressant tes épaules, tes bras, ton torse, tes cuisses puis je me lève, retourne sur la poupe, prend de la glace à la vanille. Tu es sur le ventre, je caresse le haut des ton dos puis avec la pulpe de mon index descend le long de ta colonne vertébrale ; tu frémis. Tu te retournes, m’attrapes par les hanches. Je suis au dessus de toi, tu parcours mon corps, je ferme les yeux, ouvre la boite de glace, en met sur ton torse et délicatement t’embrasse. Tu enduits mon ventre, tu relèves ton buste, embrasses mon nombril puis remonte tout en caressant mes cuisses. Tu embrasses ma poitrine, elle s’extasie sous tes lèvres et tes doigts. Tu caresses mes lèvres et me mordilles le lobe de l’oreille. Je griffe ton torse. Tu ris. Tires sur le nœud qui retenait mon bas de maillot, dévoilant mon intimité. Me serre contre toi, pas de paroles, notre langage n’est plus que corporel. Je sens ton souffle contre mon épaule, tu m’embrasses avec fougue, ta chaleur m’envahit, mon corps frissonne. Nos corps ne forment plus qu’un. Se livrant sans frein à la jouissance, satisfaisant nos moindres désirs, assouvissant nos passions animalières. Plus rien n’existe. Un rayon de soleil, nous ramène à la réalité, nos yeux emplis d’étoiles, le souffle court. Je te regarde, tu poses tes lèvres sur mon front. Nos paupières sont lourdes de sommeil. On se lève, retourne à nos couchettes. Tu rougis, je m’assois contre toi, mon corps encore chaud de caresses, épuisé. Je caresse ta cuisse, lève les yeux vers toi. Nos corps sont recouverts de sueur, sentant l’iode. Je m’allonge prés de toi, je pose mes lèvres sur ton torse, écoutant ton cœur battre, tu m’attires contre toi, me susurres à l’oreille quelques mots, attendant ma réaction, je mords ma lèvre, une énième fois une explosion d’émotions envahit nos cœurs. Je m’endors dans tes bras, le souffle court, un sourire aux lèvres, les yeux pleins d’étoiles, le corps las.  


Aurélie pour Arès