Elle lève les yeux, mais malheureusement, il fait trop noir pour qu’elle puisse le voir. Il s’approche d’elle sortant ainsi de la pénombre pour l’atteindre. Au moment où Emma allait enfin pouvoir découvrir son visage, Ares lui pose un foulard sur les yeux. Emma reste immobile pendant qu’il lui attache délicatement le foulard.
« Emma, il est encore un peu tôt pour que tu me découvre, mais saches que tu sauras très bientôt qui se cache derrière cette voix, bien que se cacher ne soit pas le terme exact… Je m’assure seulement que chaque chose vienne au moment le plus opportun. »
Il s’assied à côté d’elle.
« Cette robe te sied à ravir. Elle te met parfaitement en valeur. »
« Merci, pour la robe, pour la soirée… mais je suis impatiente de te voir. Quand cela sera-t-il possible ? »
« Tu sais, les hommes et les femmes sont comme ces chants que tu entends dans cet opéra. La musicalité des instruments n’existe pas vraiment. Une voix, un instrument, cela émet simplement une vibration dans l’air. Cette vibration est ensuite perçue par ton cerveau qui émet un message ensuite interprété par ton cerveau comme une douce musique. C’est aussi pour cela… »
Emma es subjuguée par la musicalité de sa voix grave accompagné par l’orchestre. Ce n’est pas vraiment ce qu’il prononce qui la séduit, mais la façon dont il le dit. Elle se trouve comme bercée par sa voix.
« …Les émotions obéissent également à ce même procédé. Elles n’existent pas, elles naissent en nous, elles prennent de plus en plus de place dans notre esprit, elles nous captivent. Regarde, sens l’émotion qui commence à naitre en toi. »
Elle sent une main se poser sur son avant-bras, mais elle ne voit rien de ce qu’il se passe. Haletante de désir, il ramène ses lèvres sur siennes et ce pendant que ces mains malaxent ses hanches. La langue de l’un découvre la bouche de l’autre, puis celles-ci se caressent, elles se donnent l’une à l’autre, c’est comme faire l’amour avant l’heure. Leur baiser semble arrêter le temps, et la musique immortalise ce moment à jamais de ses souvenirs.
Emma se mordille les lèvres une fois leurs bouches séparées.
« Profites du spectacle. Tu peux enlever le bandeau. »
Elle s’empresse de le faire, mais une fois enlever, elle ne voit rien, à part la lingerie qu’il lui avait emprunté l’autre fois. Elle se sent un peu perdue, seule, terriblement seule. Il n’est plus là et lui manque déjà. Elle espérait tant de cette soirée. Le spectacle lui rappelle d’autres émotions, de la passion, de la tristesse, elle voudrait partager tout cela avec quelqu’un mais… il est partit. Jusqu’à quand ? Elle se tourmente l’esprit.
Le chemin pour rentrer chez elle est long. Arrivé devant son immeuble, elle entre, se déchausse pour monter les escaliers. Ses pieds nus sont d’une féminité gracieuse. Mais personne n’est là pour le voir.
La clé rentre dans la serrure mais, elle remarque qu’une feuille est posée sur le sol. Il y est écrit :
« Laisse la porte ouverte, n’allumes pas les lumières, et remet le ruban sur tes yeux. J’arrive ma très sensuelle Emma »
Ces mots font chavirer tout son être. Elle en tremble d’excitation, elle se dépêche d’entrer dans son appartement et se faufile au fond de l’appartement, elle n’allume pas les lumières, mais ne met pas son ruban pour enfin découvrir son inconnu.
La porte s’ouvre… Mais elle n’arrive toujours pas à le voir, la lumière du couloir s’étant éteinte.
« Le spectacle t’a-t-il plu ? »
« J’aurais aimé que tu sois là… »
Il s’approche d’elle, lentement, et ses yeux s’habituent de plus en plus à l’obscurité. Ce qui n’était qu’une ombre devient une silhouette. Il s’approche encore - elle reconnait quelques traits du visage.
« Tu n’as pas mis ton ruban Emma. Les tricheuses doivent être punies. »
Ca y est, elle le reconnait ! Alors c’était lui son inconnu, elle ne l’aurait jamais reconnu…
Il s’arrête à quelques centimètres de son visage. Elle est entre lui et le mur, prisonnière, pas seulement physiquement, mais prisonnière de son désir. Il lui sourit, il est terriblement charmant avec son air amusé, son air joueur. Son ivresse joyeuse la fait perdre toute raison. Elle devient peu à peu étrangère à son corps. Elle se sent inexplicablement attiré par lui, elle le veut de tout son être.
Ses mains commence à caresser son corps, son torse, sa nuque… Ses doigts raffermirent leur prise autour de ses cheveux - pour l'attirer à elle cette fois. Elle l’embrasse avec toute une ardeur toute nouvelle. Elle ne veut plus être une fille sage, elle veut se prendre contre ce même mur, maintenant.
« Je suis nue sous ma robe, dépêches-toi, je ne peux plus attendre… » Dit-elle en lui enlevant sa ceinture, et déboutonnant agilement son pantalon noir.
Il lui saisit les deux jambes et la surélèves. Ton pénis frôle son vagin où la mouille commençait à couler le long de ses lèvres.
« Pour quelle raison mes mains agrippent-elles ses épaules ? Apprécient-elle que ces dernière soient carrées et fortes ? Pour quelle raison aimais-je tant que ses mains me serrent fort, si fort et pourtant pas assez pour me rassasier ? »
Tant de question défilent dans sa tête. Mais elle en connaissait déjà la réponse. Il lui avait ouvert de nouveaux horizons, le plaisir sexuel ne passait pas seulement par le sexe en lui-même, mais par son contexte. C’est un plaisir jusqu’alors inconnu pour elle.
« Pénètres moi, pénètres moi fort s’il te plait, fait moi jouir ! »
Ares frotte son sexe entre ses lèvres jusqu’à que celui-ci la pénètre. Son pénis entre en elle d’une seule traite.
« Ouiiiiiiiiiii »
Elle ne fait pas exprès de gémir si fort, mais elle est perdue, elle ne sait plus où elle est. Elle prend un plaisir inouï. Ils s’embrassent. Sa bouche est aussi mouillé que son vagin. Elle est pénètre à la fois par sa langue et par son sexe. Il accroit l’angle de pénétration, et Emma jouit de plus en plus. Il lui mord les lèvres, le coup, il suce tout ce qui est à sa portée. Il l’a trouvé magnifique avec sa robe bleu, et le fait qu’elle soit prise contre le mur, encore habillé l’excite encore plus.
Il accélère encore une fois, ses cris se font entendre dans le voisinage, mais elle s’en fiche, elle prend son pied comme jamais elle ne l’a pris dans sa vie. Elle finit par jouir mais pas lui. Il la pose au sol. Elle le regarde dans les yeux avec délice. Ses jambes tremblent, c’est une demi-mort.
Elle s’agenouille devant lui, et commence à sucer son pénis, elle veut le faire jouir. Elle avale tout son membre, le lèche le masturbe. Sa langue tourne autour de son frein.
« Quelle charmante fellationneuse tu fais Emma.. »
Elle sourit, son membre en bouche. Elle accélère le mouvement, elle le suce de plus en plus vite, prenant autant que possible son pénis dans sa bouche… Lui aussi fini par jouir. Quelle consistance étrange se dit-elle. Elle n’a jamais avalé, mais ce soir, c’est spécial…
« Hum » Elle sourit.

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